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Недостаток воды угрожает алжирскому сельскому хозяйству
La sécurité alimentaire est en jeu

Le manque d’eau guette l’agriculture algérienne


En 2008, le ciel s’était montré avare en
pluies. Résultat des courses, la production
céréalière avait atteint à peine 17 millions
de quintaux.


L’Algérie avait importé quelque63 millions de quintaux afi n decombler le défi cit de la productionlocale et s’assurer des stocks suffi santspour le moyen terme. Cet épisode dénotela dangerosité d’une agriculture quidépend entièrement d’un climat changeantet souvent défavorable.La sécheresse est loin d’être un phénomènemarginal. En témoigne cetteproduction céréalière qui fait le yoyo augré de la pluviosité. Le stress hydrique aun coût et pas des moindres. Les importationsalgériennes de produits alimentairesont enregistré rien que pour lesneuf premiers mois de 2011 une haussede plus de 66%, tirée essentiellementpar les céréales dont les achats ont plusque doublé, selon les Douanes algériennes.Les produits alimentaires, quireprésentent 20,8% du volume globaldes importations de l’Algérie, se sontétablis à 7,29 milliards de dollars dejanvier à septembre 2011, contre 4,37milliards de dollars durant la mêmepériode en 2010. Les importations decéréales connaîtront une hausse de18% les vingt prochaines années, selonles prévisions de la Banque mondialequi a réalisé un rapport intitulé «Améliorationde la sécurité alimentaire enAfrique du Nord et au Moyen-Orient.L’Algérie, selon la même source, consacre0,03% de son produit intérieur brut(PIB) pour subventionner les prix decertaines denrées alimentaires, dontdes produits céréaliers. Les spécialistestirent la sonnette d’alarme et mettent engarde quant à l’absence d’une politiquegarantissant une utilisation rationnellede l’or bleu, qu’une écrivaine bieninspirée a défi ni comme étant «le sangde la terre». Il faut dire que le liquideprécieux se fait de plus en plus rare.«L’Algérie n’a que 17 milliards de mètrescubes d’eau renouvelables par an.En 2003, sur les 180 pays étudiés parla FAO, l’Algérie est classée parmi les17 pays les plus pauvres en matière depotentialités hydriques», a indiqué BrahimMouhouche, professeur à l’Ecolenationale des sciences agronomiques(ENSA), lors d’un séminaire organisésous le thème «Eau et agriculture», enmarge du salon Agroexpo 2011. Selonl’analyse de cet expert, l’Algérie arrivetant bien que mal à assurer sa sécuritéalimentaire grâce à la rente pétrolièrequi lui permet d’importer ce qu’ellene peut produire localement à causede la rareté de l’eau. «Le problèmedu manque d’eau en Algérie fait vraimentpeur», s’est-il exclamé. Le défuntéconomiste Hamid Aït Amara en étaitarrivé au même constat et dressait luiaussi un tableau plutôt sombre surl’avenir alimentaire de l’Algérie. «Endehors des recettes pétrolières, on nepeut même pas payer un quintal desemoule», avait-il relevé tout en soulignantque «la population est nourrie à80% par les importations».CULTURES INTERDITESLe professeur Mouhouche abonde dansce sens en signalant que l’Algérie importe«virtuellement» son eau. «Tousles produits alimentaires que nousimportons ont été produits grâce à unecertaine consommation d’eau. L’Algérienconsomme environ 500 m3d’eaupar an, alors que le seuil minimum fi xépar la FAO est de 1100.Les 600 m3 qui restent sont importésvirtuellement. Mais même avec cesimportations, on est bien loin de lamoyenne mondiale qui est de 6733 m3par personne par an», note-t-il.Les importations ne sont pas, selonlui, une fatalité, mais une nécessité. Ilplaide même pour une nouvelle politiqueagricole qui favorise les produitsagricoles qui consomment peu d’eau etd’importer ceux dont les besoins hydriquessont importants.«Il faut utiliser avec effi cience l’eaudont nous disposons. Nous ne devonspas produire des choses qui consommentbeaucoup d’eau et qui n’ont pasde valeur ajoutée. Par exemple les céréales,il est préférable de les importer,car elles sont subventionnées partoutdans le monde et nécessitent une fortemobilisation en eau.Il vaut mieux utiliser cette eau pour lesmaraîchages, le lait et les fourrages»,a-t-il suggéré. Certains observateurscommencent même à évoquer «descultures interdites» en raison de leurforte consommation d’eau. Il estimeen outre que l’Algérie gagnerait à développerle dessalement de l’eau demer en mettant en place des stationsqui fonctionneraient grâce aux énergiesrenouvelables.«Avec l’avènement des énergies renouvelablesqui ouvrira la voie à desénergies pas chères, on pourra dessalerl’eau de mer pour l’approvisionnementen eau potable et laisser les autresressources pour l’agriculture. On a1200 km de côtes. Notre roue de secours,ce sont les énergies renouvelables», soutient-il. Le recyclage de l’eauest une autre alternative défendue parnotre interlocuteur.«On perd chaque année 1 milliard demètres cubes d’eau qui sont jetés à lamer. On peut en récupérer avec les stationsd’épuration quelque 700 millionsde mètres cubes qui pourront facilementirriguer 100 000 ha», relève M.Mouhouche. L’Algérie devrait en outreinvestir davantage dans les infrastructureshydrauliques. Le pays dispose de 17milliards de mètres cubes d’eaux ditesrenouvelables, mais n’en consommeque 33%. «On peut aller jusqu’à 70%de nos potentialités», assure ce professeurà l’ENSA. La réduction du gaspillagede cette denrée, qui devient bienrare, est un autre moyen de l’économiser,souligne-t-il encore. «L’Algérienne respecte pas l’eau. L’eau maintenantc’est de l’or. L’eau gaspillée peut aider àproduire des kilos de tomates, de pommesde terre, etc., il faut qu’on utiliseà bon escient le peu d’eau que l’on a»,constate-t-il, non sans une certaineamertume. Les agriculteurs pourraientaussi économiser l’eau en ayant recoursaux systèmes économiseurs d’eau maisforce est de constater que les périmètresirrigués représentent moins de 10% dela surface agricole utile. L’agriculturealgérienne pompe plus de 60% des ressourcesen eau conventionnelles (barrages,forages). Les graves crises alimentaires,qui se suivent et emportent lesvies de milliers de personnes terrasséespar la famine, devraient donner à réfléchir quant à l’utilisation rationnellede l’eau qui devient un enjeu essentielpour assurer la sécurité alimentaire et lasouveraineté du pays.

Par Nora Boudedja
N. B.
Категория: Новости сельского хозяйства | Добавил: kisbor (04.12.2011)
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