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Скваттерство в Алжире
L’HABITAT PRÉCAIRE, UNE PROBLÉMATIQUE ALAMBIQUÉE
Une stratégie de gestion s’impose

Sur les toits des immeubles, dans les caves, dans d’autres circonstances, des placards d’immeubles, des Algériens continuent de squatter les plus petits espaces pour s’abriter, particulièrement au niveau des grands centres urbains. La précarité de l’habitat est toujours un problème d’actualité.

Malgré les efforts consentis par les pouvoirspublics en termes de constructionde nouveaux logements, le malaisereste important. Un problème épineux, complexeet sempiternel. Il prend ses sources dans un triptyquealambiqué : démographie incontrôlée (ennombre et en mouvement), absence de stratégied’urbanisme (retard dans les réalisations etmanque de précision) et défaillance dans lemarché de l’immobilier (contrôle et distribution).Le boom démographique qui a caractérisé lesannées 1970 et 1980 conjugué avec différentesphases d’exodes a créé une forte pression sur lesgrands centres urbains. La politique de centralisationet l’absence d’efforts en faveur du développementlocal ont contribué à l’étouffementdes villes. Résultat : squat d’espaces inadaptés àl’habitation, construction anarchique et bidonvillisation.Après l’Indépendance, le parc immobiliernational était constitué de 2 millions de logementspour une population de 11 millionsd’âmes. En 2000, soit 38 ans plus tard, le nombred’Algériens a triplé (31 millions) alors que celuides logements n’a pas suivi l’évolution.Actuellement, l’Algérie compte près de 7millions de logements dont deux millions (ceuxdisponibles dès 1962) considérés comme duvieux bâti alors que 1,5 million d’unités restentinoccupées pour une population de 36 millionsd’habitants. Il faut reconnaître que depuis, l’Etata beaucoup construit. Particulièrement cette dernièredécennie. Le programme du million delogements faisant foi, la pression sur le logementa baissé d’un ton. Même si l’impatience et lesmanifestations liées à cette défaillance se poursuiventsur tout le territoire national. Il s’agitplutôt de colère liée à des problématiques de gestionde la distribution.
Le cas d’Alger, pour ne citer que cet exemple, carc’est la capitale politique et économique du pays, en estsymptomatique. La ville, qui a connu plusieurs vaguesd’exodes et une accélération démographique importante,s’est retrouvée parasitée par des centaines de bidonvillesaccueillant pas moins de 55 000 familles (selon le recensementde 2007. Notons juste qu’il ne s’agit que durecensement des familles habitant dans les bidonvilles).Un programme de relogement inscrit pour le quinquennat2004-2009 prévoyant la construction de 450 000 unités apermis d’ores et déjà de loger 69 000 familles. Dans lafoulée, 1 151 bidonvilles ont été éradiqués et par voie defait une superficie foncière de 2,5 hectares récupérée.Mais a-t-on pour autant réglé le problème ?!S’il est vrai que le nombre de constructions illicites aconsidérablement baissé, la précarité n’est pas pourautant absoute. Les immeubles datant de l’époque coloniales’effritent, le séisme de Boumerdès en 2003 ayantcausé de graves dégâts et le squat du plus petit recoin desbâtisses pour s’y abriter continue de peser sur la populationd’Alger. La capitale compte à e l l e seulequelque 35 000 habitations précaires parmi les560 000 recensées sur le territoire national en 2007.Dans tout le pays, l’habitat précaire représente 8% duparc immobilier - c’est un taux relativement faible comparativementà nos voisins qui s’articule autour de 30%.Le hic, c’est cette incapacité chronique à établir unestratégie claire et détaillée sur laquestion. Il reste étonnantque le marché de l’immobilier en Algérie reste d’uneopacité digne des marécages écossais. Comment expliquersinon qu’avec près d’un million de logementsconstruits, la programmation de deux autres millions, lesformules de soutien financier pour la réhabilitation desdemeures…, le prix de l’immobilier ne cesse de grimper?! Au-delà des programmes de construction et de réhabilitationpermis grâce à la disponibilité des fonds, c’estune réelle stratégie de gestion et de prévision qui doit êtreélaborée pour le futur. Cette stratégie axée sur l’évolutiondémographique et focalisée sur l’impératif de créer unedynamique de développement local est une nécessitéd’urgence. A cette stratégie, il faudra également que lespouvoirs publique s’attellent à réguler le marché immobilierqui n’est régi que par la dynamique de l’offre et de lademande sans aucune limite. S. A.
Категория: Гражданское строительство | Добавил: kisbor (01.02.2012)
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