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Абдельхамид Зергуни: "Sonatrach - игрок на мировом газовом рынке"
Abdelhamid ZERGUINE à El Moudjahid : "Sonatrach acteur incontournable sur le marché mondial du gaz”

M. Abdelhamid Zerguine, installé depuis bientôt six mois à la tête de la plus prestigieuse compagnie continentale d’hydrocarbures, a bien voulu nous donner les grandes lignes de son plan d’action et la stratégie suivie pour que Sonatrach reste dans le Top-12 des plus grands groupes pétroliers mondiaux

EM : M. Zerguine, cela fait pratiquement six mois que vous avez été installé à la tête de la première compagnie continentale en hydrocarbures. Pouvons-nous avoir aujourd’hui, un état des lieux du groupe Sonatrach  et de ses filiales ?
Je vous dirai que Sonatrach va bien et elle est en bonne voie pour concrétiser ses prévisions et objectifs. En effet, les chiffres sont éloquents et attestent de la «bonne santé» du Groupe puisque les recettes enregistrées durant l’exercice 2011 ont été de 72 milliards de dollars, soit une hausse d’environ 29% par rapport à 2010. Au cours de ce même exercice, 20 nouvelles découvertes ont été enregistrées dont 19 en effort propre, et l’apport en réserves prouvées et probables a dépassé les 157 millions de Tonnes Equivalent Pétrole. Enfin les investissements prévus pour la période 2012-2016 sont de 68,2 milliards de dollars, ce qui nous conforte dans cette idée que Sonatrach est un groupe de grande envergure qui continue de se développer, notamment avec une présence à l’international qui s’affirme de jour en jour et cela grâce à nos filiales, de plus en plus performantes et compétitives, présentes tout le long de la chaîne de nos métiers.

Qu’en est-il des projets de Sonatrach dans l’amont pétrolier ?
Dans l’amont pétrolier, nos principales missions résident dans le renouvellement des réserves pétrolières et gazières, par l’intensi- fication de l’effort d’exploration, ainsi que le développement des gisements existants. Il faut souligner, à cet égard, l’élargissement du portefeuille des activités de l’exploration qui est passé de 30 périmètres de recherche en 2011 à 57 périmètres de recherche et 15 périmètres de prospection en 2012.
Il est même prévu 79 périmètres de recherche à l’horizon 2014.
A cet effet, le programme prévisionnel d’exploration durant la période 2012-2016 comprendra une moyenne de 10 000 km2/an pour la sismique 2D et 18 000 Km2/an pour la sismique 3D, avec un programme de forage de 160 puits/an en moyenne. La majeure partie de ce programme prévisionnel, soit 86%, sera prise en charge par Sonatrach en effort propre.
Cet ambitieux programme permettra à la production primaire totale des hydrocarbures de passer de 210 Millions de TEP en 2012 à 234 Millions TEP en 2016, soit une augmentation de plus de 11%.

Justement, à combien estimez-vous la production actuelle d’hydrocarbures de la compagnie que vous dirigez ?
La production primaire d’hydrocarbures actuelle se situe à près de 206 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) dont 147 millions TEP provenant des gisements opérés par Sonatrach seule, les trois quarts de cette production étant assurés par les gisements de Hassi Messaoud pour le pétrole brut et Hassi R’mel pour le gaz naturel.
J’ajouterai que dans le segment Aval, plus de 27,5 millions de m3 de Gaz Naturel Liquéfié sont produits alors que 7,2 millions de Tonnes de GPL étaient séparées dans le nord.
Le volume total des hydrocarbures commercialisés s’élève, de son côté, à 148 millions de TEP dont 111 millions de TEP exportées alors que le volume du pétrole traité par les raffineries du nord du pays a atteint 21 millions de tonnes.
S’agissant de l’approvisionnement du marché national, 37 millions de TEP ont été livrées en 2011, en hausse de 3% par rapport à l’année 2010.
Par ailleurs, les réserves prouvées de l’Algérie sont évaluées à environ 04 milliards de tonnes équivalents pétrole (Tep).

Avec un tel niveau de production, pouvez-vous nous dire quelles sont les perspectives de Sonatrach pour cette année et à moyen terme?
Comme il est de tradition au sein de la compagnie, les perspectives 2012 s’inscrivent dans le sillage des actions déjà engagées, principalement celles relatives au programme d’intensification de l’effort de recherche. Cette tendance sera donc maintenue tout au long du plan à moyen terme 2012-2016.
Le montant total des investissements à con-sentir en Algérie dans ce contexte et tout au long de cette période, est estimé à 68,2 Milliards US$, faisant de Sonatrach le premier investisseur en Algérie.
Les 82% de ce montantseront dédiés au segment Amont, 9% au segment Aval et 8% au segment Transport par Canalisations.
Vous remarquerez ainsi que l’Amont se taille la part du lion dans le programme des investissements de Sonatrach et que ce programme sera consenti en effort propre à hauteur de 41,8 Milliards de dollars, ce qui  représente 61% du montant total des investissements prévus en Algérie durant la même période.

Parlez-nous  des projets dans l’activité de l’aval pétrolier et gazier.
Là aussi, vous allez consentir d’énor-mes investissements, notamment pour ce qui est de la réhabilitation de l’outil de raffinage qui est apparemment dépassé ?  
Effectivement,  pour se remettre à niveau dans le raffinage, Sonatrach a lancé un vaste programme de rénovation des raffineries de Skikda, d’Arzew et d’Alger à l’issue duquel la capacité annuelle de traitement de pétrole brut avoisinera les 26 millions de Tonnes de Pétrole de brut et de 5 millions de tonnes de condensat, soit plus de 30 millions de tonnes de charges traitées.
Comme cela n’est pas suffisant, nous allons renforcer, par ailleurs, nos capacités de production de GNL.
En effet, Sonatrach a lancé la construction de deux nouveaux trains de GNL. Une première unité GNL à Skikda d’une capacité de 4,5 MT/an, à réceptionner en 2012, et une seconde à Arzew, d’une capacité de 4,7 MT/an, à réceptionner en 2013.
Pouvons-nous avoir plus de détails sur le programme de réhabilitation des raffineries ?
Sonatrach a consacré un investissement de 4,2 milliards de dollars au programme de réhabilitation des raffineries. Il s’agit de la raffinerie d’Arzew, remise en marche en début d’année, de la raffinerie de Skikda, qui doit être livrée, selon nos prévisions, en août 2012, et de celle d’Alger en 2013.
La capacité du parc national de raffinage sera portée à quelque 26 millions de Tonnes après le programme de réhabilitation, alors qu’elle n’était que de 22 millions TEP avant cette rénovation. Pour satisfaire davantage les besoins du pays, les capacités de raffinage vont augmenter significativement.
Par ailleurs, l’Algérie prévoit d’investir pour construire cinq nouvelles raffineries de pétrole, trois au niveau des Hauts Plateaux, une au Sud et une dans la région Centre. Cela nous permettra d’avoir une capacité de raffinage supplémentaire de 30 millions de tonnes.

Qu’en est-il des projets de Sonatrach dans la pétrochimie ?
Nous avons lancé un vaste programme de développement de la pétrochimie. Il vise essentiellement à satisfaire le marché national en produits pétrochimiques (différents types d’engrais, polymères spécialisés, additifs), à réduire la facture d’importation, à développer des PME/PMI en aval des projets pétrochimiques et à valoriser au mieux la transformation des hydrocarbures tant liquides que gazeux pour une forte valeur ajoutée.
J’ajouterai que ce programme de développement de la pétrochimie tend aussi à développer les quatre filières : Plastiques, Caoutchoucs, Textiles et Agriculture.

Comment se manifeste aujourd’hui la présence de  votre groupe à l’international ?
Le développement de Sonatrach  à l’international ne se limite pas à la commercialisation des hydrocarbures et à des prises de participation dans des groupes énergétiques.
Notre entreprise est présente dans plusieurs pays depuis plus d’une dizaine d’années où ses activités à l’international se concentrent autour de ses métiers de base, à savoir l’exploration, la production d’hydrocarbures, l’aval pétrolier et gazier, le transport martime et par canalisations, ainsi que la commercialisation.
A cet effet, Sonatrach a adopté une stratégie d’internationalisation dans l’Amont fondée sur l’exploration des bassins proches de notre pays afin d’évacuer, en cas de découverte, les hydrocarbures vers nos réseaux de transport et nos usines de traitement.
Sonatrach a ainsi ciblé, à travers sa filiale SIPEX, dans les pays du Sahel et de l’Afrique du Nord, des blocs d’exploration au Niger, au Mali, en Mauritanie et en Libye, où les activités reprendront très prochainement. Nous sommes également en partenariat, avec d’autres compagnies, en Mauritanie, en Libye, au Mali et en Tunisie.
Il y a lieu de souligner, par ailleurs, que Sonatrach est présente également en Amérique latine dans un consortium au champ de Camisea au Pérou, avec une participation de 10% dans l’amont et de 21,18% dans le transport par canalisations. Nous nous intéressons aussi de près à des  pays de l’Afrique de l’Ouest où nos équipes étudient et évaluent les opportunités dans l’exploration-production.
Par ailleurs, Sonatrach  s’est imposée comme un acteur incontournable sur le marché international du gaz naturel, notamment après la mise en exploitation du gazoduc Medgaz dans lequel Sonatrach est actionnaire à hauteur de 36%, et par l’exportation, jusque-là, de plusieurs milliards de m3 de gaz naturel liquéfié, essentiellement vers l’Espagne et l’Italie.
Sonatrach est également actionnaire à 49% dans l’usine Propanchem avec BASF à Taragone, Espagne et détient 10% des parts dans le terminal de regazéification de GNL de Reganosa à Murdos en Galice (Espagne) et a procédé à une réservation de capacité à Isle Of Grain (Royaume-Uni) et à Montoir de Bretagne (France).

Nous entendons parler de projets d’exploration pétrolière en offshore algérien. Peut-on avoir davantage de précisions?
Cette question est intéressante car c’est une nouveauté pour Sonatrach qui compte se lancer dans l’exploration offshore ; nous n’avons pas encore récolté suffisamment d’informations sur les données géologiques nécessaires au développement de l’offshore en Algérie. Sonatrach a acquis, au large d’Annaba, des données géophysiques (sismiques), et la décision d’explorer est déjà prise. Dans ce sillage, Sonatrach vient d’acquérir pour la première fois en effort propre, et dans le cadre d’une autorisation de prospection, un important volume de sismique 2D offshore sur deux zones : Annaba-Béjaïa et Ténès-Mostaganem.
Entretien réalisé par
Wassila Benhamed
Категория: Добыча нефти и газа | Добавил: kisbor (28.05.2012)
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